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nov 22
2011
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Pour une reconnaissance du métier
de Conducteur de Trains
Dans un temps pas aussi lointain que cela, le Conducteur de Train était considéré à sa juste valeur. Il était respecté pour les exigences et les contraintes de son métier et reconnu par l’entreprise.
Il est vrai qu’aujourd’hui, le métier d’Agent de Conduite a énormément évolué. La technologie a mis fin à la vapeur et au charbon, mais pas aux contraintes.
Certes, celles-ci ne sont plus les mêmes. Aujourd’hui, les trains roulent plus vite, les circulations sont plus denses, les exigences plus importantes, les connaissances plus nombreuses, etc …….
Alors pourquoi, dans ces temps nouveaux, les Agents de Conduite des Entreprises Ferroviaires, sont-ils systématiquement montrés du doigt lors des dysfonctionnements liés à la Production et à la circulation des trains ?
L’Agent de Conduite, dernier maillon de la chaine, est le seul acteur sur lequel les Dirigeants d’Entreprises Ferroviaires puissent faire augmenter (selon eux, bien évidemment) la productivité.
Toujours selon ces mêmes Dirigeants, les amplitudes des journées de travail des Conducteurs ne sont pas assez longues. Leur temps de conduite n’est pas assez important. Le nombre de jours de repos est trop élevé. Leurs taches pas assez nombreuses, etc … et pour couronner le tout, les Conducteurs sont des insatisfaits !!!
Mais, pour la FGAAC-CFDT, est-ce qu’un jour, un de ces Dirigeants a-t-il pris le temps d’accompagner un Agent de conduite, ne serait-ce qu’une semaine, afin de se rendre compte de la tache réelle d’un Conducteur de Train ?
Il est facile de stigmatiser une profession sans en connaitre le réel fonctionnement.
Pour preuve, la difficulté que rencontrent les entreprises ferroviaires à recruter pour ce métier.
Pas seulement pour la formation, qui est longue et ardue, mais aussi pour les conditions de travail, les conditions de vie et les salaires.
Ces dirigeants feraient bien d’analyser cette situation qui n’est pas anodine. Non seulement le recrutement est difficile, mais ceux qui exercent ce métier se demandent si leur choix a été judicieux tellement leurs conditions de travail se sont dégradées depuis plusieurs années.
Au point de vue économique, là aussi, l’Agent de Conduite est désigné comme seul variable d’ajustement.
Depuis l’ouverture à la concurrence dans le secteur Fret ferroviaire, les nouvelles entreprises n’hésitent pas à bafouer l’accord de branche ou le Code du travail pour exiger de leurs Conducteurs, des temps de conduite au-delà de ce qui est permis.
La libéralisation du trafic voyageur va, malheureusement, accroître la pratique de ces procédés.
Pour la FGAAC-CFDT ces méthodes ont assez duré. Les Conducteurs de train ne sont pas les marionnettes, des Dirigeants d’entreprises ferroviaires, que l’on manipule sans scrupule sans se soucier des conséquences, que ce soit en termes de conditions de travail, de vie ou de sécurité des circulations.
La FGAAC-CFDT se bat au quotidien pour que tous les Conducteurs de trains soient reconnus à leur juste valeur que ce soit pour leur professionnalisme, leur responsabilité et les contraintes qu’engendre leur métier.
La FGAAC-CFDT exige une véritable reconnaissance de notre métier.
Pascal DESCAMPS
Secrétaire Général de la FGAAC-CFDT
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